Il existe autour de nous des individus qui vont mal et qui ont besoin d’aide. C’est ainsi que des établissements d’encadrement pour personne en détresse ont été créés en France. Cependant, les personnes qui ont souffert de violence, d’alcoolisme ou d’autres maux sont souvent regardées différemment dans la société. Une réalité gênante qui met à mal la réinsertion une fois que le “malade” retrouve la guérison.

Un petit groupe de personnes a mis sur pied un centre d’accueil pour tous ceux qui auraient subi un quelconque traumatisme au cours de leur vie. En effet, le village Saint-Joseph situé dans les Côtes-d’Armor offre l’hospitalité à plusieurs personnes qui ont besoin d’aide depuis des années.

Les principes de la communauté

Le village Saint-Joseph montre des particularités par rapport aux centres classiques qui hébergent des “malades”. Là-bas, il existe une véritable convivialité entre les différents habitants. Qu’il s’agisse d’ancien toxicomane, délinquant, ou personne avec des troubles psychiques, le centre accueille ceux qui sont dans le besoin sans aucune distinction. Ainsi, âge, sexe, rang social ou race ne comptent pas puisque les fondateurs de l’établissement visent à soutenir le plus de personnes possible.

Par ailleurs, le centre se définit plus comme étant une communauté et pas une structure conventionnelle de soutien. La prière, le travail ainsi que la vie fraternelle constituent les mots d’ordre de ladite communauté. Aussi, personne ne juge ni ne colle d’étiquettes aux habitants de l’établissement, d’autant plus que l’un des fondateurs est un ancien toxicomane. Les règles y sont strictes concernant la fraternité, l’entraide et le partage.

Un soutien précieux pour une réadaptation sociale

De nombreuses personnes que la vie n’a pas épargnées de manière globale ont souvent du mal à s’adapter à nouveau en société. L’une des barrières à laquelle ces derniers font face c’est celle des préjugés. Un problème que la communauté du village Saint-Joseph se propose de résoudre à sa manière. Elle est hiérarchisée comme toute autre communauté avec des fondateurs, la préfecture et la commune qui sont membres de droit, des prêtres, les habitants de l’établissement puis des bénévoles. Ensemble, ces individus travaillent à ramener progressivement les “accueillis” à la société.

D’autre part, la communauté fonctionne grâce à la participation des uns et des autres. Les habitants qui sont salariés apportent une contribution qui représente 30% du taux de financement, les dons des particuliers et entreprises couvrent 60% du budget et les 10% restant sont comblés par les fonds issus des ateliers. Ceci étant, les encadreurs reçoivent des formations psychologiques et spirituelles pour être à même d’accompagner convenablement les “malades” durant la phase de guérison et de réinsertion sociale. Toutefois, la communauté qui est très portée vers le spirituel remet son espoir en la foi qui est pour eux un pilier de grande valeur.

24 ans. Rédactrice web indépendante / Formatrice en rédaction web. Autoentrepreneuse. Ex. Digitaleo. Spécialisée dans les univers lifestyle, mode, voyage et actu.