Depuis quelque temps, la candidate du Front national ne cache plus son intention de supprimer les régions administratives dont la Bretagne fait partie. Ce projet ne prendra effet que si la candidate aux élections présidentielles, Marine Le Pen n’accède au pouvoir. Pour se justifier, cette dernière évoque une théorie de simplification administrative.

Il y a peu de temps pourtant, les membres du Front national se montraient scandalisés par l’action de Manuel Valls. Celui-ci avait fait supprimer l’Alsace par la voie administrative lors de la réforme territoriale. S’il est vrai que la Bretagne a toujours été une région hostile à l’évolution de la candidate du Front national, il n’en demeure pas moins que la faire éradiquer en tant que région administrative ne ferait pas plus avancer Marine Le Pen.

Une menace réelle ?

Pour une région administrative comme la Bretagne, cesser d’être officiellement reconnue par la France comme étant telle serait une véritable problématique. Marine Le Pen soutient l’idée selon laquelle maintenir les 3 strates notamment : la commune, le département et la nation seraient un progrès pour l’accomplissement de son plan politique pour la France. De même, un sondage effectué en 2015 a dévoilé que la collectivité la plus appréciée des Français était la commune. Suivaient ensuite la région puis le département. La Bretagne qui a déjà subi une amputation ne supporterait pas d’être à nouveau éjectée. En effet, elle avait été coupée de la Loire-Atlantique il y a bien des années.

Toutefois, Gilles Pennelle président du groupe des élus du Front national de la Bretagne certifie que la Bretagne gardera son statut, “non, la Bretagne ne va pas disparaître” a t-il affirmé. Ce dernier a tenu à mettre les choses au point dans un communiqué : « La volonté de suppression de la Région en tant qu’entité administrative ne doit pas être interprétée comme la disparition de la Bretagne, des Pays de la Loire ou de la Normandie en tant que Régions historiques, mais bien en tant qu’échelon administratif dans un souci d’économies financières, de promotion de la démocratie locale et de cohérence d’action dans les politiques publiques. La Bretagne n’a pas attendu la création du Conseil Régional en tant que collectivité locale en 1986 pour exister. Elle est le fruit d’une histoire, de traditions, d’une culture et d’une identité que seul le Front national défend.» Justifiait-il.

Néanmoins, les prochaines élections éclairciront la situation et détermineront définitivement la relation entre Marine Le Pen et la Bretagne. En attendant, la Bretagne reste une communauté attachée à sa culture et fière de son patrimoine administratif.

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