L’économie participative dans nos assiettes pour bientôt en Bretagne ?

La Bretagne est depuis toujours une terre d’élevage. Aujourd’hui, parce qu’elle n’a pas su changer de mode de production, elle subit une crise sans précédent qui impacte de manière durable les éleveurs bretons. Alors, l’économie participative est-elle une solution pour l’avenir de cette filière dans nos contrées ?

Des expériences qui fonctionnent

Un peu partout en France et en Europe, de nombreuses initiatives se développent en faveur d’une autre économie rapprochant producteurs et consommateurs, un modèle permettant à tous de s’y retrouver.

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L’un des exemples régulièrement cité est celui de la boucherie Côte à l’Os en Belgique francophone. Thierry Depuydt qui est à sa tête à la suite de ses parents a relancé cette boucherie artisanale et haut de gamme en revenant aux bases de son métier. Pour cela, il s’est donc rapproché de producteurs locaux à la recherche d’une qualité.

Comme le relate Rtbf.be, il a ainsi remis au goût du jour une façon de consommer d’autrefois qui consistait à acheter une vache ou un cochon à plusieurs familles, en direct de chez l’éleveur.

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cochons

Un modèle qui semble bien réussir puisque cinq éleveurs supplémentaires sont désormais intéressés par la démarche de ce boucher nouvelle génération. Il faut dire qu’ils peuvent ainsi vendre à un meilleur prix leur production tandis que les consommateurs profitent eux d’un produit de meilleure qualité à un prix plus avantageux.

La Bretagne en marche, mais à petits pas

Des démarches comme celle de Thierry Depuydt, il y en a d’autres, et à chaque fois elles fonctionnent.

En revanche, en Bretagne, ce modèle n’en est même qu’aux prémices. Les producteurs de fruits et légumes, mais également les éleveurs proposant la vente en circuit court sont encore peu nombreux et inégalement répartis sur le territoire breton.

Pire, s’il devient de plus en plus facile de trouver via des Amap des légumes et fruits de saison en provenance de producteurs du terroir, il n’est pas de même pour tout ce qui est production animale. Un comble quand on sait que la région est l’une des plus grosse productrice de cochons au niveau national.

Les choses devraient toutefois changer dans les années à venir puisque la nouvelle génération de producteurs et d’éleveurs bretons semblent résolument tournés vers les circuits courts, probablement parce qu’ils ne sont plus systématiquement issus du monde agricole, à l’image des 5 jeunes entrepreneurs en cours d’installation à la Ferme des 5 Sens à Guipry (Ille-et-Vilaine).

Les défis à relever pour développer l’économie participative alimentaire en Bretagne

Malgré les avancées prometteuses de l’économie participative alimentaire en Bretagne, plusieurs défis restent à relever pour que ce mouvement prenne véritablement son essor dans la région.

Il est nécessaire de sensibiliser davantage le grand public aux avantages et aux opportunités offerts par cette forme de consommation. Beaucoup de consommateurs bretons sont encore peu informés sur les circuits courts et ont du mal à comprendre comment s’y fournir. Une campagne de communication efficace devrait donc être mise en place afin d’éduquer les citoyens sur ces nouvelles options alimentaires.

Il faudra aussi encourager et soutenir financièrement les producteurs locaux qui souhaitent développer leur activité en vente directe ou via des plateformes.

Les avantages de l’économie participative dans notre alimentation quotidienne

L’intégration de l’économie participative dans notre alimentation quotidienne présente de nombreux avantages tant pour les consommateurs que pour les producteurs bretons. Cette approche favorise la proximité et renforce les liens entre les acteurs locaux. En achetant directement auprès des producteurs ou en utilisant des plateformes spécialisées, les consommateurs peuvent connaître l’origine exacte des produits qu’ils achètent et privilégier ceux qui sont cultivés à proximité.

En réduisant le nombre d’intermédiaires, ces circuits courts permettent aussi une baisse significative des prix. Les consommateurs peuvent ainsi accéder à une alimentation plus saine et de qualité sans pour autant dépenser davantage. Parallèlement, cela permet aux producteurs locaux de bénéficier d’une meilleure rémunération pour leur travail.

L’économie participative garantit aussi une plus grande durabilité environnementale. En évitant le transport sur de longues distances, on limite considérablement l’empreinte carbone engendrée par notre alimentation quotidienne. Cette approche encourage souvent des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement telles que la permaculture ou encore la culture biologique.

Vous devez souligner que ce modèle économique contribue au développement local en favorisant le maintien et la création d’emplois. Les petits agriculteurs sont soutenus dans leur activité et peuvent ainsi continuer à exercer leur métier dans des conditions viables.

L’intégration de l’économie participative dans notre alimentation quotidienne en Bretagne présente de nombreux avantages pour tous les acteurs impliqués. Cette approche permet d’allier qualité, proximité, durabilité environnementale et dynamisme économique. Il est donc primordial de soutenir ce mouvement prometteur qui participe au renforcement des liens sociaux et à la construction d’une alimentation plus responsable.