Nouvelle extension pour les Bretons

Ce n’est plus un rêve actuellement. Les Armoricains seront fiers dans quelques semaines d’affirmer avoir accédé à un site se terminant par .bzh, l’abréviation du terme « Breizh ». L’Icann vient de leur donner son accord pour l’utilisation de ce suffixe Internet.

Mieux faire connaître la région

Nouvelle extension pour les Bretons« Vive la Bretagne et la langue bretonne ». C’est la phrase que n’a cessé de répéter un groupe de jeunes arpentant les rues de Lorient après le feu vert accordé par l’Icann, l’association américaine chargée de la gestion des suffixes des adresses Internet, sur l’exploitation de l’extension .bzh, une extension symbolisant l’identité de la Bretagne. Les entreprises, les associations ainsi que les collectivités bretonnes pourront se prévaloir de leur identité en créant des sites se terminant par ce suffixe Internet. Elles pourront donc ainsi véhiculer l’image de la région et la faire connaître à travers le monde.

L’utilisation de cette extension a été déjà demandée depuis maintenant environ 10 ans. Mais, par crainte de dérive ultranationaliste, bon nombre de politiciens français a demandé à l’Icann de ne pas l’accorder. Les lobbyistes bretons n’ont toutefois pas baissé les bras. Et le succès du .cat, l’extension pour la communauté linguistique et culturelle catalane, depuis l’autorisation de son utilisation en 2005 leur a encouragé de continuer leur lutte; une lutte qui a apporté ses fruits le 10 mai dernier.

Ce n’est qu’une première étape

L’autorisation n’est pas une fin en soi. Ce n’est qu’un début, car la région doit actuellement utiliser toutes les voies et les moyens pour voir le projet se réaliser. Les Bretons ne peuvent vraiment pas dire « enfin » que lorsqu’un premier site en .bzh est accessible. En Catalane, plus de 40 000 sites se terminent aujourd’hui par .cat. Espérons que la région puisse atteindre, et même dépasser ces résultats dans les 10 années à venir. Selon des sources proches du dossier, le premier site en .bzh (un test) sera accessible à partir du mois prochain, mais il n’y aurait pas vraiment  d’enregistrement avant le début de l’année prochaine.

Cette décision ne marque également qu’un commencement d’une grande évolution de la structure d’Internet. En effet, la Bretagne n’était pas le seul demandeur d’une extension spécifique à l’Icann. Plus de 1900 dossiers sont actuellement étudiés chez l’organisme pour l’utilisation des extensions Internet plus ou moins spécifiques du type .auto, .motorcycle, .shop ou .lol.

33 ans. Entrepreneur du web. Intervenant en Search Marketing chez Digital Campus à Rennes. Ex-Digitaleo, Ex-Ekyog, Ex-JB Martin. Spécialisé dans l’univers du web, des nouvelles technologies et des start-ups.