Le constat est frappant : le Front National est donné largement favori pour l’élection présidentielle en France. Si les acteurs politiques se mobilisent de tous les côtés pour empêcher l’élection de Marine Le Pen, les syndicats de travailleurs semblent de plus en plus désemparés par cette situation et s’inquiètent particulièrement des promesses électorales du FN. Que ce soit la CGT, la CFDT ou encore le syndicat des cadres, l’heure est à la mobilisation pour les ambitions du FN ne se réalisent pas. Toutefois, il faut dire que l’extrême droite compte de nombreux adhérents au niveau de ces syndicats, à Rennes notamment. Ce qui risque de rendre la lutte plus compliquée que prévu.

Il n’est plus rare d’entendre des salariés revendiquer un vote FN

Aujourd’hui, il faut dire que la situation électorale est assez délétère en France. La vague « bleu marine » touche tous les fronts et il ne serait en rien surprenant si le Front National remportait les prochaines élections. En effet, dans de nombreuses entreprises et syndicats, il n’est plus rare d’entendre des salariés revendiquer ouvertement un vote FN. Le rejet de l’autre et le repli sur soi sont assez présents dans les discours dans un contexte où il y’a beaucoup de salariés étrangers dans les usines en France.

Toutefois, face à la montée du FN, la consigne au niveau des syndicats est très limpide : faire barrage. Chez Air France, par exemple, la question du FN est très aiguë, et suscite de nombreux débats et luttes internes. Comment expliquer que le discours du FN porte ? On a surtout le ras-le-bol et surtout le fait que toutes les promesses de campagnes des acteurs politiques ont du mal à être tenues. Ceci est d’ailleurs un constat général en Europe.

Les syndicats ont commis une erreur en prenant leurs distances avec le PC

Selon plusieurs syndicalistes, la montée du FN est vraiment palpable et ce serait une grave erreur que d’en ignorer les conséquences. En ce moment, il faut regretter le fait que des syndicats comme http://cftc-cadres.fr/ ne se soient pas rapprochés davantage du PC. Une analyse qui est aussi valable pour la CGT, le syndicat historique en France. À vrai dire, c’est la machine politique, sensée leur protéger de la montée du FN qui est cassée. Pire, la plupart des élus syndicaux ne veulent pas regarder les choses en face et estiment qu’il suffit de faire front contre le FN pour s’en sortir. Le constat est qu’il faut bien plus que ça pour s’en sortir.