La pénurie de dentistes frappe toute la France

Qui ne s’est pas retrouvé un jour avec une rage de dents en ayant toutes les peines du monde à trouver un praticien pour être soigné. La situation de manque se généralise dans tout le pays, que ce soit dans les grandes villes ou en zone rurale. Aujourd’hui, la France, pays de 68 millions d’habitants, ne possède que 40 000 dentistes, ce qui donne le résultat d’un praticien pour 1700 habitants en moyenne. Mais derrière cette moyenne plutôt flatteuse, de très grandes disparités existent. Voici quelques éléments pour vous aider à cerner la situation actuelle.

Cette pénurie n’est malheureusement pas nouvelle

Cela fait plus de vingt ans maintenant que la question du manque de dentistes est soulevée. Néanmoins, ce manque s’est transformé en pénurie depuis quelques années et ne semble faire qu’empirer. Selon les régions, la situation est parfois dramatique. Les régions plus rurales comme la Bretagne sont davantage concernées. Ainsi, il est par exemple très difficile de trouver un dentiste à Vannes.

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Paris est globalement mieux dotée que le reste du pays avec un peu plus de 150 praticiens pour 100 000 habitants. La Bretagne, avec 62,3 dentistes pour 100 000 habitants, se situe sous la moyenne nationale qui est de 66.

Ce phénomène n’est malheureusement pas nouveau. Les régions ne sont pas toutes dotées de manière équitable. Cette situation ne fait que s’accélérer aujourd’hui puisque les nouveaux praticiens s’installent en priorité près des grandes métropoles.

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Les éléments aggravants

La profession de dentiste est vieillissante. En effet, les praticiens français ont une moyenne d’âge de 48 ans et les départs à la retraite de la génération baby-boom sont de plus en plus nombreux. Et pourtant, le nombre d’étudiants choisissant ce cursus, et d’étudiants sortants est très loin de compenser ces départs à la retraite. 

Le principal problème est le numerus clausus. Cette expression désigne le nombre d’étudiants pouvant intégrer et poursuivre des études dentaires. Dans les années 1970, il était au plus haut, avec un pic à 1930 étudiants pouvant s’inscrire en première année en 1971-1972.  Ce chiffre était à 1332 en 2020, mais était resté pendant des années, surtout lors des décennies 90 et 2000 entre 800 et 900 ! Il est donc logique de retrouver ce creux vingt ans plus tard.

En moyenne, un dentiste gère environ 800 patients par an. Pourtant, cette moyenne est largement dépassée dans certains endroits. Une fois ce seuil atteint, il est très difficile à gérer et il rend impossible l’arrivée de nouveaux patients. 

Enfin, le nombre de candidats pour devenir praticien est en baisse. Les études sont longues, complexes et les coûts pour ouvrir un cabinet sont colossaux (achat d’un local, du matériel etc.). Tout cela peut dissuader de nombreux candidats potentiels. Si vous ajoutez à cela les normes et lois toujours plus contraignantes pour les professions libérales et la fiscalité française qui n’est pas de plus basses et vous avez beaucoup de contraintes potentielles qui s’accumulent.

En espérant vous avoir aidé à mieux comprendre ce phénomène de pénurie des dentistes qui touche notre pays.