Hobbies en français : loisirs, passe-temps ou centres d’intérêt

En français, « hobbies » se dit le plus souvent loisirs ou passe-temps, et sur un CV on écrit plutôt centres d’intérêt. Ces mots ne se valent pas tout à fait : chacun convient à une situation et à un registre précis.

Voici comment choisir entre eux, quelles expressions plus imagées existent, et quelles tournures employer pour parler de ses activités sans faute.

Le mot hobby : un emprunt à l’anglais devenu courant

« Hobby » vient de l’anglais, où il désigne une activité pratiquée par plaisir pendant son temps libre. Le français l’a adopté tel quel, et il s’entend aujourd’hui partout à l’oral, dans les conversations comme dans les médias.

Au pluriel, on lit et on entend « hobbies », forme calquée sur l’anglais. C’est celle que cherchent la plupart des internautes, et c’est aussi la plus répandue à l’écrit.

Reste que le mot garde une couleur d’anglicisme. Dans un texte soigné, un courrier ou un entretien, un équivalent français sonne souvent plus naturel.

Loisirs, passe-temps, passion : trois équivalents qui ne disent pas la même chose

Trois amis sur une terrasse occupés à lire, tricoter et faire des mots croisés

Le loisir est le terme le plus large : il désigne le temps libre et ce qu’on y fait. « Mes loisirs sont la randonnée et la lecture » est une phrase neutre, qui fonctionne à l’oral comme à l’écrit.

Le passe-temps évoque une occupation plus légère, qu’on reprend quand l’envie vient. Faire des mots croisés le dimanche est un passe-temps, rarement une vocation.

La passion suppose un engagement fort : du temps régulier, du matériel, parfois un club. Celui qui s’entraîne chaque semaine pour un tournoi ne parle plus de passe-temps.

Le choix du mot renseigne donc l’interlocuteur sur l’investissement réel. Dire « passion » pour une activité pratiquée deux fois par an ne tient pas longtemps à la première question de détail.

Violon d’Ingres, dada, marotte : les expressions imagées

L’expression violon d’Ingres désigne une activité pratiquée avec passion en dehors de sa profession. Elle renvoie au peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres, qui jouait du violon avec talent et tenait la place de second violon à l’orchestre du Capitole de Toulouse. L’expression est employée depuis le début du XXe siècle.

Les mots « dada » et « marotte » appartiennent au registre familier. Ils désignent une idée fixe ou une occupation favorite, avec une nuance souvent amusée, parfois moqueuse : « la pêche, c’est son dada ».

Ces tournures conviennent à la conversation. Dans un écrit professionnel, mieux vaut s’en tenir à « loisir » ou à « centre d’intérêt ». Pour les autres mots étrangers que les formulaires imposent, un guide existe sur la traduction de termes courants en français simple.

Sur un CV, on écrit centres d’intérêt

La rubrique s’intitule habituellement « Centres d’intérêt » ou « Loisirs ». Le mot « hobbies » y paraît moins soigné, même s’il reste compris de tous les recruteurs.

Pour que la rubrique serve à quelque chose, trois principes suffisent :

  • Nommer une activité précise plutôt qu’une catégorie : « course à pied, deux semi-marathons » en dit plus que « sport ».
  • Mentionner un engagement associatif ou une responsabilité, qui montre un comportement réel en équipe.
  • Écarter les formules vagues comme « voyages » ou « cinéma » sans aucun détail, qui n’ouvrent aucune question.

Cette rubrique tient en une ou deux lignes. Elle sert surtout de point d’accroche pour l’entretien, et le reste du document pèse davantage : voir à ce sujet les conseils pour réussir la rédaction d’un CV.

Parler de ses hobbies à l’oral : verbes et tournures correctes

Discussion dans un club avec une guitare et un échiquier sur la table

Les questions courantes sont « Quels sont tes loisirs ? » ou « Qu’est-ce que tu fais de ton temps libre ? ». Pour répondre, le choix du verbe dépend de l’activité.

Avec un sport ou un jeu, on emploie jouer à : jouer au football, jouer aux échecs. Avec un instrument, on emploie jouer de : jouer du piano, jouer de la guitare.

Pour une activité en général, faire de convient : faire de la randonnée, faire du dessin. Les verbes « pratiquer » et « s’adonner à » sont plus soutenus et s’emploient à l’écrit.

Après « aimer », « adorer » ou « détester », on met l’article défini : « j’aime la randonnée », et non « j’aime de la randonnée ». Pour présenter ses activités, une phrase suffit, avec un détail concret : « Je fais de la photo le week-end, surtout du paysage ».

Ces constructions deviennent plus naturelles quand elles s’appuient sur des habitudes réelles. L’intérêt d’une pratique régulière est détaillé dans l’article sur les avantages des activités sportives.

Sport ou loisir : une frontière qui se discute

Une même activité peut être l’un ou l’autre selon la façon dont elle est pratiquée. Avec une licence, une fédération et de la compétition, on parle de sport ; entre amis et sans classement, de loisir.

L’airsoft illustre bien cette ambiguïté, comme le détaille l’article sur la question de savoir si l’airsoft est un sport ou un loisir.

Au moment de nommer ses activités, la question à se poser est donc celle du cadre de pratique : le mot juste en découle presque toujours.