Que sont les ETFs ?

Envie d’investir dans des dizaines d’entreprises, sans dépasser votre budget et sans y passer vos journées ? Alors les Exchange Traded Funds (ETFs), également connus sous le nom de trackers, ou, en français, fonds indiciels cotés en bourse sont les produits financiers que vous pouvez envisager. Les ETFs cherchent à répliquer le plus fidèlement possible l’évolution d’un indice (par exemple le CAC40, l’indice de l’immobilier, l’indice des matières premières…). Ils sont émis par des sociétés de gestion et agréés : les plus utilisés en France sont Lyxor et Amundi.Les ETFs permettent d’être investi très facilement sur différents marchés, zones géographiques, secteurs. En effet, une société comme Amundi basé à Luxembourg a des ETFs que vous pouvez très certainement mettre dans votre portefeuille, et qui donne accès par exemple au marché chinois (alors qu’il est fort probable que vous ne soyez pas autorisé par votre banque ou votre courtier à investir dans des actions individuelles régulées sur le marché chinois).

Différence entre les ETFs et les actions ?

La Simplicité : En achetant un ETF, vous achetez des centaines d’actions en un seul clic. C’est donc très simple et accessible, votre portefeuille est notamment très simple à gérer. Mais en même temps vous possédez plusieurs actions. Difficile de faire beaucoup plus simple tout en se diversifiant.

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Les coûts et la performance : Sur le long terme, les ETF sont généralement plus performants que les actions individuelles surtout grâce aux frais de gestion très faibles des ETFs et au fait que le risque est lissé sur des centaines d’actions. Donc si une entreprise fait faillite, elle n’impacte que très légèrement votre portefeuille.

Les risques : Comme tout investissement en bourse, que ce soit dans les actions ou dans les ETFs, il y a un risque de perte de capital. Le risque au niveau de l’ETF, c’est que la société émettrice arrête l’émission de l’ETF dans lequel vous avez investi. Attention donc à acheter un ETF solide et liquide.

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Le rééquilibrage : En général, un investisseur rééquilibre régulièrement son portefeuille d’actions. Dans le cas des ETFs, cette manipulation n’est pas utile puisque l’ETF qui suit un indice est rééquilibré régulièrement en même tant que l’indice qu’il suit. Par exemple, lorsque Tesla a fait son entrée dans l’indice américain des 500 plus grandes capitalisations (le SP500, l’équivalent de notre CAC 40 français), les ETFs qui reproduisent le SP500 ont été automatiquement ajustés. Les investisseurs dans ces ETFs se sont donc vu être exposés aux performances de Tesla.

Le sentiment d’être actionnaire : Avec un ETF, vous avez moins ce sentiment d’être un actionnaire. Si ce sentiment d’être un « réel actionnaire » vous importe, vous pourriez préférer l’investissement directement en actions.

Comment investir dans les ETFs ?

Comme pour l’achat d’achat, vous aurez besoin d’une stratégie d’investissement dans les ETFs. Il vous faudra choisir le bon ETF, c’est-à-dire :

  1. Choisir le bon indice à suivre
  2. Choisir des ETF à frais maîtrisés
  3. Vérifiez la liquidité de l’ETF
  4. Choisir un ETF qui réplique fidèlement l’indice

Un autre point à prendre en compte dans votre stratégie d’investissement, c’est la fiscalité. En effet, via des sociétés émettrices d’ETFs telles que Amundi, vous pouvez incorporer une grande variété d’ETFs dans votre PEA ou dans votre assurance vie et donc bénéficier d’une niche fiscale sur les plus-values. Ce alors que vous vous exposez à des marchés multiples et variés (par exemple les Etats Unis, l’Asie…).

Finalement, un dernier point intéressant dans votre stratégie d’investissement via des ETFs, c’est que le rééquilibrage est constant et que les ETFs suivent un indice. Si vous prenez le SP500 qui est l’indice de référence (que même les plus grands investisseurs ont du mal à battre), cet indice est régulièrement mis à jour pour suivre le cours des 500 plus grandes capitalisations américaines. Donc il y a un siècle, il prenait en compte des entreprises de chemin de fer ; maintenant c’est plutôt Apple et Google ! C’est-à-dire que par définition et sur le long terme, un indice comme le SP500 (et c’est la même chose pour le CAC40) ne peut que voir sa valeur augmenter.

Cette auto-ajustement à la hausse est idéale pour des stratégies de « Dollar-Cost Averaging » (DCA). Le DCA est la stratégie la plus simple et souvent mise de côté par les investisseurs car extrêmement passive tout en étant élaborée. Lorsque vous faites du DCA, vous investissez régulièrement une petite somme dans un même actif/ETF. Ainsi chaque semaine, chaque mois ou chaque trimestre, vous investissez une somme fixe. S’il y a eu une augmentation du cours vous achetez moins, s’il y a une diminution du cours vous achetez plus. Finalement, vous lissez votre prix d’entrée. Si la probabilité que l’outil financier dans lequel vous investissez voit sa valeur augmenter dans le temps, comme avec les indices, c’est une stratégie très intéressante à tester.