Un chiffre, et tout bascule : plus de 600 000 nuitées hollandaises, rien qu’en Bretagne. Cette année 2016, les campings bretons ont fait le plein, et le scepticisme du printemps s’est vite dissipé. Là où la morosité guettait, l’affluence a repris le dessus. Les chiffres le confirment : la Bretagne a su tirer son épingle du jeu.
70 000 emplois en Bretagne battent au rythme du tourisme
Si le sud de la France a longtemps raflé la mise, la Bretagne n’a rien à lui envier. Chaque année, des milliers de vacanciers affluent pour goûter à la liberté du camping, redonnant vie aux chemins côtiers et aux petites villes. Pourtant, le début de la saison avait semé le doute : taux d’occupation en baisse, réservations timides, inquiétude palpable chez les professionnels… Jusqu’à ce que le vent tourne, apportant une vague de touristes providentiels. Résultat : la région peut compter sur près de 70 000 emplois générés par le tourisme, un pilier solide pour toute l’économie locale. Les périodes d’affluence deviennent alors bien plus qu’une simple parenthèse estivale : elles assurent la vitalité d’un secteur où chaque nuit passée sous la tente se transforme en ressources concrètes.
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Les campeurs venus des Pays-Bas dynamisent les campings
Sans les visiteurs étrangers, le visage du tourisme breton serait bien différent. Ils comptent pour près de 20 % des vacanciers. Et le chiffre pourrait grimper, car une part non négligeable, notamment les Allemands, préfère réserver chez l’habitant, échappant ainsi aux statistiques officielles. Difficile alors de mesurer l’ampleur réelle de leur impact, mais il ne fait aucun doute que leur contribution dépasse les seuls chiffres recensés. Sur le terrain, les campings en Bretagne affichent complet, prisés aussi bien par les Britanniques que par d’autres voisins européens.
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Les Hollandais, rois de la nuitée en Bretagne : 615 000 en une saison
Selon les relevés, un tiers des nuitées en camping sont le fait de touristes étrangers, dont la grande majorité préfère l’hébergement en plein air. Mais une nationalité se démarque nettement : les Hollandais. Ces derniers représentent près de la moitié de la clientèle étrangère en camping. En 2015, ils ont réservé 650 000 nuitées dans la région, dont 615 000 rien que dans les campings. À titre de comparaison, seuls 35 000 séjours se sont déroulés à l’hôtel. Leur attachement au camping, à la convivialité des emplacements et à la simplicité des vacances sous la toile, fait figure d’exemple pour le secteur.
L’année suivante n’a pas démenti cette dynamique. Les chiffres restent élevés, confirmant que le tourisme hollandais joue un rôle moteur dans l’économie bretonne. Et la Belgique n’est pas en reste : elle aussi envoie chaque été sa cohorte de campeurs fidèles. Décidément, la Bretagne n’a pas fini de surprendre avec sa capacité à attirer, saison après saison, une clientèle européenne qui ne se lasse pas de ses côtes.

