La dernière fois que je vous parlais des chatbots de messagerie et comment ils sont devenus en très peu de temps un excellent outil à la fois dans la relation client et dans l’entonnoir de conversion.
Différentes possibilités du chatbot :
Un chatbot Chatfuel, c’est bien plus qu’un simple outil de discussion automatisé. Son menu se décline en sept sections distinctes, chacune jouant un rôle particulier dans la conception et la gestion de votre assistant virtuel :
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- Automate. L’espace de création par excellence : on y construit l’ossature de son chatbot, avec ses groupes, ses séquences, et tous les messages qui donneront vie à l’expérience utilisateur.
- Configurer. Ici, on affine l’intelligence de l’assistant. Ajoutez des mots-clés, paramétrez des déclencheurs, redirigez les utilisateurs vers des blocs spécifiques. Pratique, par exemple, pour orienter ceux qui tapent juste « message d’accueil » vers une réponse personnalisée.
- Les gens. Vous y retrouvez la liste de tous vos utilisateurs, avec la possibilité de les trier grâce à l’option « Ajouter un segment ». Idéal pour cibler précisément vos actions.
- Diffusion. Cette section permet d’envoyer des messages ou des séquences à un groupe ciblé, selon des filtres définis : attributs, segments, séquences actives… Vous pouvez également programmer l’envoi pour qu’il intervienne après une action précise de l’utilisateur.
- Configuration. Au-delà du fameux rappel à passer à la caisse, cet espace centralise la gestion de la page Facebook liée à votre bot (connexion, déconnexion), le menu persistant sous la zone de saisie, le fuseau horaire, la liaison à Stripe pour ceux qui vendent via Chatfuel, la gestion des administrateurs, et quelques autres options plus anecdotiques.
- Croissance. Cette rubrique regorge de ressources pour booster votre audience et connecter le bot à votre site web. Elle propose aussi une page d’atterrissage générée par Chatfuel, que l’on conseille généralement de désactiver tant elle reste anecdotique dans la plupart des cas.
- Analyser. Ici, on fait le point sur l’utilisation du bot. Pas besoin d’outils externes : Chatfuel offre un aperçu simple mais efficace des interactions et de l’engagement.
Chatfuel : la flexibilité avant tout !
Dès les premiers pas sur Chatfuel, on se retrouve avec deux blocs prédéfinis (sans compter le message promotionnel sur la version gratuite). Le premier, « message de bienvenue », s’affiche dès qu’un nouvel abonné entre en contact avec votre bot. Le second, « réponse par défaut », intervient à chaque fois que le bot reçoit un message qu’il ne sait pas traiter. Simplicité absolue.
Pas de modèle imposé ici. Vous êtes libre d’assembler blocs et groupes à votre guise. Une liberté qui demande tout de même un minimum d’organisation, trop de flexibilité peut vite se retourner contre vous si vous n’y prenez pas garde.
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Autre point fort : la rapidité. En quelques heures, il est tout à fait possible de créer un premier bot opérationnel et de le soumettre à l’avis de vos contacts. Chatfuel ne brime pas la créativité, bien au contraire.
Mais alors, à quoi sert concrètement une « salle d’opération » sur Chatfuel ? Il s’agit tout simplement d’une succession de messages et de réponses de la part de vos utilisateurs. Un bloc ne se limite pas à un message isolé : il peut embarquer une conversation entière. Grâce à un système de filtres, vous pouvez par exemple orienter la personne A vers un bloc spécifique, tandis que la personne B, ayant répondu différemment, suivra une autre trajectoire. C’est une logique de parcours différenciés, d’une efficacité redoutable.
Au-dessus de ce système de blocs, on retrouve les groupes et les séquences. Les séquences fonctionnent sur le même principe que les emails automatisés : dès qu’un utilisateur s’inscrit à une séquence, il reçoit automatiquement les messages associés, à intervalles définis (et bien sûr, un bouton de désabonnement reste indispensable !). Quant aux groupes, ils servent avant tout à organiser votre interface. Exemple concret : une boutique pourrait créer un groupe pour les produits masculins, un autre pour les articles féminins, et encore d’autres pour les catégories chaussures, pantalons, etc.
Dans chaque bloc, plusieurs actions sont à votre disposition : envoi de message texte, d’images, de galeries, ajout d’un délai de réponse (pour rendre l’échange plus « humain »), lancement d’une séquence, démarrage d’un chat en direct, ou intégration d’outils externes comme Google Search, Instagram ou Youtube. L’outil « Entrée utilisateur » fait véritablement la différence : le bot pose une question, l’utilisateur répond, et sa réponse est stockée dans la base de données du chatbot. Résultat : il devient facile de concevoir un petit questionnaire pour qualifier vos prospects, puis de recevoir toutes les réponses par email.
4/ Améliorez votre chatbot !
Un atout souvent sous-estimé de la version gratuite de Chatfuel, c’est sa compatibilité avec Zapier. Pour ceux qui ne connaissent pas, Zapier fonctionne à la manière de Buffer ou IFTTT : il permet d’automatiser l’envoi et la synchronisation de données entre différents services web. Par exemple, vous pouvez configurer Zapier pour publier automatiquement le dernier article de votre site sur votre chatbot, Twitter ou Facebook. Il peut aussi diffuser un formulaire Google sur diverses plateformes.
Ce qui change la donne, c’est la possibilité de relier votre blog à votre bot ou de créer un flux RSS. Dès lors, les abonnés à une actualité reçoivent automatiquement le dernier contenu publié. Autre usage concret : connecter vos événements Eventbrite pour les partager dans le chatbot, et cibler précisément les utilisateurs concernés par tel ou tel événement.
5/Chatfuel Price
Côté budget, Chatfuel propose une version gratuite très complète, suffisante pour explorer et maîtriser l’outil. Peu de fonctions sont réservées à la version payante. En échange, le message promotionnel s’affiche avant le « message de bienvenue » et la gestion se limite à 5000 utilisateurs. Au-delà, la version pro prend le relais : à partir de 15$ par mois, puis un tarif progressif jusqu’à 180$ par mois pour 25 000 utilisateurs. Pour une utilisation à plus grande échelle, il faudra contacter le support pour obtenir une offre sur-mesure.
En définitive, Chatfuel s’impose comme un terrain de jeu pour les curieux comme pour les experts : une promesse de liberté, à la condition d’un brin de méthode. À chacun d’y dessiner ses parcours, d’y tester ses idées, et de voir jusqu’où la conversation automatisée peut transformer la relation client. Qui sait, votre prochain bot pourrait bien devenir la voix inédite de votre marque.

