Ce n’est pas notre désir de liberté, ni les sous de nos cochons qui ont décidé de partir (au début de toute façon) mais les autorités américaines. Avoir un cœur pur ne suffit pas pour obtenir le précieux sésame qui constitue un visa ! Ce serait trop rapide, avouons-le. Après avoir demandé notre visa en ligne, nous attendions un entretien à l’ambassade des États-Unis . UU.
Préparation à l’entretien à l’ambassade des États-Unis : je vais tout vous dire
Nous l’avions déjà mentionné dans un précédent article : l’entretien fait partie du parcours obligé pour décrocher le visa. Les conseils qui suivent s’appliquent à différents types de visas, mais je vais surtout évoquer le visa tourisme B2, celui qui nous a menés à l’ambassade des États-Unis à Paris fin février 2018. Pour ceux qui préparent la même démarche, quelques détails concrets valent mieux que de longs discours.
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Sachez ce qui vous attend
L’atmosphère à l’ambassade commence dès le contrôle de sécurité, façon aéroport. Une fois ce passage franchi, on se retrouve dans la salle de réception des candidats. Des baies vitrées tout autour, des cordons pour organiser la file, comme dans certains parcs d’attractions américains, sans la musique d’ambiance. À midi, l’affluence restait raisonnable. Nous n’avons pas eu à prendre de ticket ni à patienter des heures. Première étape : un agent d’immigration, très professionnel, consulte notre dossier en ligne, vérifie tous les justificatifs, corrige ce qui doit l’être, puis prend nos empreintes digitales. Cette formalité donne le ton : sérieux mais pas anxiogène.
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Pensez à l’entretien en anglais et en français
Retour dans la file d’attente, cette fois pour le rendez-vous décisif. Autour de nous, des familles, des étudiants, l’un d’eux portait ses baskets élimées, ce qui nous a fait sourire : pas besoin d’une tenue stricte pour franchir ces portes. On tend l’oreille, on essaie de deviner la langue utilisée par les autres. Pour nous, l’échange s’est déroulé en anglais. L’entretien a été bref, moins de dix minutes. L’agent consulaire cherche principalement à savoir si votre projet de séjour aux États-Unis tient la route. À la sortie, il remet un papier avec la fameuse mention « Félicitations ! Votre visa de non immigrant a été approuvé », ou explique, le cas échéant, pourquoi la demande est refusée. Temps total, de l’arrivée à la sortie : vingt minutes à peine.
Préparez vos documents
L’organisation, c’est la clé pour éviter les sueurs froides. Le jour du rendez-vous, il faut venir avec tous les papiers nécessaires. Voici ce qu’il faut penser à rassembler :
- Votre passeport, évidemment valide (vérifiez qu’il l’est encore au moins six mois après votre date de retour).
- Le formulaire DS-160 complété lors de votre demande de visa, sans oublier le numéro SEVIS inscrit en haut.
- Une photo d’identité couleur récente (5 x 5 cm, datant de moins de six mois).
Si vous avez renouvelé votre passeport entre la demande en ligne et le passage à l’ambassade, pas d’inquiétude : le changement sera pris en compte lors du rendez-vous. Ce point sera détaillé plus loin.
- Des preuves de solvabilité : relevés bancaires, fiches de paie, justificatifs montrant que vous pouvez assumer les frais de votre séjour.
- Une éventuelle lettre d’engagement d’un employeur, d’une association, d’un parent ou d’un sponsor.
Pour notre part, l’agent n’a pas demandé tous ces justificatifs lors de l’entretien. Mais mieux vaut les avoir sur soi, au cas où.
Prouvez que vous retournez en France
Le visa demandé porte le nom de visa non-immigrant. Il faut donc montrer au consulat que votre projet n’est pas de vous installer aux États-Unis pour de bon, mais bien de rentrer en France après votre séjour. On lit souvent qu’il faut préparer des preuves solides de ses attaches en France (contrat de travail, logement, famille…). Dans notre expérience, ces justificatifs n’ont pas été réclamés. Le plus simple reste de répondre clairement, avec précision, et sans chercher à en faire trop.

Ne mettez pas trop de pression
Nous avons passé des jours à collecter tous les documents possibles, à organiser un dossier qui aurait impressionné la NSA. Livre de famille, bulletins de salaire, photos, attestations… Rien n’a été demandé. Il faut relativiser : préparer, oui, mais inutile de se stresser outre mesure. La simplicité paie souvent plus que la paranoïa administrative.
Pensez à votre tenue
Certains blogs conseillent de venir en costume ou en tailleur, d’autres recommandent l’allure « entretien d’embauche ». Pour éviter le moindre doute, nous avions sorti la panoplie complète : chemises impeccables, tenues soignées. Sur place, surprise : l’entretien se déroule debout, derrière une vitre, manteaux sur le dos. L’apparence compte, mais la sobriété suffit largement. Misez sur une tenue propre et discrète, pas besoin d’en faire des tonnes.
N’ayez pas peur des questions pièges
Les agents consulaires que nous avons rencontrés étaient sympathiques et ouverts. L’échange allait droit au but, sans tentative de déstabilisation ou questions tordues. Leur objectif : cerner la motivation réelle du candidat. Voici, concrètement, les questions qui nous ont été posées :
- Pourquoi voulez-vous partir aux États-Unis ?
- Comment comptez-vous financer votre séjour ?
- Où allez-vous loger ? Que ferez-vous pendant six mois ?
- Et après, quels sont vos projets de retour ?
Petit point sur le renouvellement du passeport
Si vous avez changé de passeport entre la demande en ligne et l’entretien, le numéro de document ne sera plus le même. Bonne nouvelle : l’agent en charge mettra simplement à jour l’information dans votre dossier. Pour moi, cela s’est résumé à une modification rapide sur l’ordinateur, et l’affaire était réglée.
En sortant de l’ambassade, on a la sensation d’avoir passé un cap, entre soulagement et excitation. Ce rendez-vous, qu’on imagine décisif, tient souvent plus du contrôle de cohérence que de l’interrogatoire. On repart avec le sentiment étrange d’avoir préparé mille scénarios pour, au final, répondre à quatre questions et prouver qu’on veut simplement découvrir l’Amérique… avant de revenir sur le sol français.

